Débats autour des langues

TRIBUNE

Le projet d’amplification du CECRL : une fausse bonne initiative du Conseil de l’Europe

Le projet d’amplification du CECR : une fausse bonne initiative du Conseil de l’Europe Nous avons pris connaissance du projet de Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) amplifié, soumis à une consultation qui s’est clôturée le 15 février dernier. Ce projet a pour objectifs de :

– « couvrir les domaines pour lesquels il n’existait pas d’échelles de descripteurs dans la version originale (par ex. la médiation, les réactions à l’égard de la littérature, le téléphone / les télécommunications, l’interaction en ligne) ; – enrichir la description du niveau A1, et – renforcer la description des niveaux C, particulièrement du niveau C2, pour lequel la plupart des descripteurs n’étaient pas calibrés » (Descripteurs illustrant les niveaux du CECR – Version 2016 pilote pour consultation, p.3).

Au-delà de quelques aspects ponctuels relevant d’une vigilance bienvenue (remise en question de la notion de locuteur natif, etc.), l’ensemble du projet vise essentiellement à un renforcement du calibrage et des descripteurs, étendus à des niveaux et à des domaines non couverts jusqu’ici. (…)

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Compagnon : version en français, version en anglais

Suite à cette Tribune, les actions suivantes ont été entreprises :

  • Rédaction d’une lettre ouverte au Conseil de l’Europe
  • Diffusion large d’un Appel visant à informer notre domaine professionnel et à collecter des témoignages et des retours d’expérience (version en français, version en anglais)
  • Certains membres de l’Acedle ont également rédigé des articles de recherche sur ce sujet :
    Huver E., 2018, «  »Peut-on (encore) penser à partir du CECR ? Perspectives critiques sur la version amplifiée », Revue Mélanges Crapel, n°38/1 (version en ligne)
    Macaire D., 2018, « Le CECRL : quelle puissance du modèle ? Questionnements dans la recherche en didactique des langues-cultures », Revue des jeunes chercheurs du CREM (version en ligne)

Écriture inclusive

Parce que notre association, en s’intéressant aux langues et donc au plurilinguisme, ne peut se désintéresser ni de la pluralité au sein des langues, ni des débats sociétaux portant sur les langues, nous relayons ici cette Tribune sur l’écriture inclusive.

Autant que l’écriture inclusive elle-même, c’est bien l’importance des débats sur la langue, les langues, leurs usages, leur enseignement et leur appropriation que cette Tribune met en avant et que nous souhaitons également appuyer.

Il n’est pas étonnant que cette polémique trouve son origine initiale dans le domaine de l’éducation, et c’est pourquoi nous sommes particulièrement concerné.e.s, non seulement en tant que citoyen.ne.s, mais aussi en tant qu’enseignant.e.s et didacticien.ne.s.

  • La Tribune des universitaires : lien 
  • Un contrepoint de Danielle Manesse : lien

    Enseignement de la langue française

    Les propos dogmatiques tenus pendant l’été 2018 par le Ministre de l’Éducation Nationale et la La Présidente du Conseil supérieur des programme sur l’enseignement de la langue française à l’école ont suscité des réactions chez les linguistes et les didacticiens. Nous relayons ici certains d’entre eux :

  • Une Tribune des linguistes
  • Une réaction d’un collectif d’enseignants

Rapport Taylor Manès

Débat participatif 14 et 15 juin 2019
(Maison de la Recherche, Sorbonne Nouvelle)

L’Acedle organise et anime, en collaboration avec L’Asdifle et TRANSIT-Lingua, une rencontre de réflexion, sur deux jours, autour du rôle des langues dans l’Europe du 21ème siècle.

Cette manifestation, qui se veut participative, propose comme cadre de départ un ensemble de textes portant sur des problématiques liées à l’usage, la transmission et l’organisation des langues, dans le contexte citoyen et politique de l’Europe de nos jours.

La participation à cet événement nécessite une inscription préalable, pour laquelle vous pouvez compléter ce questionnaire en ligne.

Recours au Conseil d’État contre la certification obligatoire
en langue anglaise

Un recours a été déposé par 15 associations regroupant des étudiant·e·s, des enseignant·e·s et des chercheur·euse·s en langues contre l’arrêté du 3 avril
2020 relatif à la certification en langue anglaise pour l’obtention de la licence, car il menace l’indépendance et la gratuité des formations du supérieur, porte atteinte au plurilinguisme et ignore des travaux scientifiques du domaine.

Le récapitulatif des débats et des actions menées a été effectué par notre association-amie le Geras et est accessible ici  : https://www.geras.fr/presentation/breves/certifications